Écrire la bicyclette (1) Blondin // Reverdy // Gracq

    Connaissez-vous le point commun entre Émile Zola, Roland Barthes, Ernest Hemingway, et Pablo Neruda ? Ils ont tous aimé la petite reine par leurs mots. Au cœur de ce projet de Bicyclettres, « Un vélo pour des mots » souhaite vous présenter des extraits et auteurs en plusieurs articles bimensuels. Vous y trouverez donc des voies de lectures si le sujet vous intéresse ainsi qu’une brève bibliographie. J’espère que cette antisèche de littérature à deux roues vous plaira !

     Cette semaine pour ouvrir cette colonne, je vous partage des lignes trouvées dans la littérature française du XXème siècle. En fouillant dans ma bibliothèque je me suis rendu compte avec amusement que la littérature qui m’inspirait le plus pour le vélo et qui m’offrait le plus de recul sur ce sport n’était pas une littérature uniquement cloisonnée dans le cyclisme mais plus globalement des écrits généraux sur le voyage ou l’expérience. Pourtant, nous sommes nombreux à être friands des pages où l’on se reconnaît, où l’on en apprend aussi bien sur l’histoire passée de ce sport que sur les faits contemporains. Et ils sont nombreux à écrire autour de ce thème. D’abord dans cet article je présenterai Antoine Blondin, connu avant tout pour ses écrits sur le Tour, mais aussi avec plus de surprise Pierre Reverdy dont le souffle poétique s’enrichit d’expériences à bicyclette et Julien Gracq, dont la réflexion littéraire se rivette à la chaîne d’un cycliste.

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     Antoine Blondin (1922-1991), trempé dans l’anarchisme de droite et le goût des bistrots, était une grande figure parmi les suiveurs du Tour de France qui “habitaient la 101”, voiture depuis laquelle le chroniqueur admirait les exploits des forçats de la route: Louison Bobet, Jacques Anquetil, Eddy Merckx et Bernard Hinault. 27 Tours et 524 chroniques plus tard, il a définitivement participé aux lettres de noblesse de la colonne sportive. Dans cette chronique “J’ai été ce petit garçon” daté du 23 juillet 1955, on suit le regard du journaliste dans le rétroviseur.

« J’ai été ce petit garçon, le nez collé à la vitre, qui me regarde écrire avec un respect patient, et quand je lève un peu la tête j’ai l’impression de me regarder moi-même à travers le miroir sans tain du souvenir. Ce que pense cet enfant, je l’ai pensé aussi, comme j’ai attendu ce qu’il espère encore. […] Il n’écarquille les yeux que pour chiper en fraude les confitures du prestige que les champions endormis nous ont délégué, et se méprend d’un cœur léger sur cette pâle contrefaçon de la gloire qui s’attache à nos macarons. […] Son innocence gloutonne est celle du bonheur. Quand il sera grand, il sera coureur ou journaliste. Ça vient de se décider, là, sur-le-champ. La vie est si belle de l’autre côté de la vitre. Aujourd’hui que j’ai atteint l’âge où l’on croit savoir ce que les enfants ignorent, c’est pour lui que j’écris ces lignes, le petit bonhomme d’Ax-les-Thermes. »

         Peut-être est-ce là l’étoffe de l’amoureux du vélo, rester « ce petit garçon » que l’on a jadis été. Edward Nye écrit dans son anthologie À BICYCLETTE les mots suivants : « Il y aurait de multiples façons d’aborder le vélo en tant que thème littéraire, puisqu’il exprime des idées sociologiques, historiques, culturelles ou ludiques. Mais peut-être l’aspect qui rejoint tous ceux-ci, et qui en est le fil conducteur, est tout simplement le plaisir. » (Préface :  « Le gratte-ciel en rêvant de la caverne ».) En ce sens, on pourrait l’aimer cette bécane parce que comme aucune autre elle nous fait revivre nos émois d’enfance, notre vertige Saint-Éxupérien de devenir adulte sans omettre que nous sommes quelque part rien qu’un enfant plus âgé.

            Lorsque j’habitais aux Etats-Unis, je me souviens avoir remarqué avec étonnement que pour beaucoup d’Américains le vélo est réservé aux enfants ou pour ceux qui le sont restés ; être cycliste est un passe-temps que l’on pratique volontiers en bord de mer. Si les mœurs changent ces dernières années et ne sont bien sûr pas généralisables, j’y vois là un aspect très juste que m’évoque Blondin ici. L’enfance du chroniqueur du Tour de France est une enfance culturellement façonnée dans l’ombre des « champions endormis » qui passent sur nos routes et fascinent nos campagnes.  Cette mythologie du cyclisme en France a été analysée par Roland Barthes et inspire justement des carrières. Mon ami François Paoletti, auteur de Eddy 73 : une saison de classique (Éditions Rossolis), citait à une présentation de son livre une phrase de Bernard Chambaz : « On apprend à lire, à écrire et à faire du vélo à l’âge de cinq ans. » À cinq ans, Paoletti vivait le grand chelem de Eddy Merckx au cours de l’année 1973 depuis chez lui. Quelques décennies plus tard, il lui consacre un livre en tant que « coureur ou journaliste » dirait Blondin, dans lequel il écrit ses lignes en hommage au prestige du cannibale qu’il voyait passer derrière sa vitre et avec lequel il a voulu reprendre la route. « Le petit bonhomme » de Blondin, qui est en chaque cycliste, correspond à la fois à ce qui nous permet de continuer de chevaucher nos bicyclettes, inspirés largement par les héros du sport, qu’ils s’appellent Kristof Allegaert ou Jacques Anquetil, par les mêmes rêves qui remplissaient nos journées d’enfance : l’étonnement de vivre en équilibre sur une machine véloce, la simplicité de l’amitié que l’on crée, la joie des explorations, et la richesse d’apprendre et de se libérer.

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     Mais quels enrichissements tirer de ce Blondin, qui suit la Grande Boucle depuis ses yeux d’enfant ? Plongé chaque été dans la France des moissons et des forçats de la route, il nous enseigne avec humour et candeur (car il s’agit toujours de rester enfant) que la bicyclette ne s’inféode jamais d’une nécessité de plaisir. Bien différemment à ses chroniques, avec plus de recul peut-être, il écrit ce passage dans Ma vie entre les lignes. L’extrait est intitulé « Le sport, c’est la santé » par Edward Nye foisonne de jeux de mots et les clins d’œil comiques, empruntés d’un côté au lexique cycliste et de l’autre à la vie quotidienne qu’améliore le vélo mais qu’on peine toujours à faire prendre au sérieux. Le cyclisme, présenté ici comme une aventure rocambolesque dans les faits divers, et le style joueur de Blondin sont autant de brio qu’il s’agit de saluer.

 

Janvier 1955…

     C’est un beau conte de fin d’année que l’histoire du prisonnier de Mulhouse. On pourrait l’intituler non pas Le Voleur de bicyclette, mais La Bicyclette du Voleur. J’ai bien envie de vous en toucher un mot…

     Ça commence par une aventure rocambolesque : un condamné de droit commun réussit à faire entrer dans sa cellule un home-trainer. Comment s’y prend-il ? Sans doute un complice le lui expédie-t-il à l’intérieur d’un pâté en croûte, ainsi qu’on en usait des échelles de corde et des limes à ongles au temps des Mousquetaires et de Monte-Christo… Ça se poursuit comme un rêve de Noël: le détenu, dans le souci de compléter son engin, écrit respectivement à L’Équipe et à Charles Pélissier pour commander une bicyclette. Puis, je présume qu’il dépose mentalement ses brodequins devant la cheminée… Ça se termine par un de ces miracles dont l’Administration n’est pas prodigue: M.Gayraud, directeur de la Centrale, autorise deux vélos à franchir – en sens unique il est vrai – les grilles de la prison…

— Autrement dit, les dérailleurs n’ont pas pignon sur rue…

— Mais les détenus, depuis ce jour, ont le droit de s’entraîner…

— À condition de ne pas céder à de fâcheux entraînements…

— Et le directeur a tout lieu de se féliciter de s’être laissé fléchir. Des compétitions s’organisent, qui favorisent ce mode d’évasion sur place…

— Et qui rendent leur plein sens à des expressions comme « briser sa chaîne », « tenter une échappée », « disputer une poursuite » …

— En attendant, il s’est formé un noyau cycliste parmi les pensionnaires, où les plus amendables trouvent l’occasion de « décharger leurs accus », l’expression, cette fois, est de M.Gayraud.

— Les autres rongent leurs freins…

— Écoutez, je n’aime pas beaucoup la façon dont vous moquez mon histoire. Je trouve qu’elle possède une assez grande résonance humaine et qu’elle va plus loin qu’on ne pense…

— Un home-trainer qui irait loin, ce serait bien la première fois…

— D’ailleurs, M.Gayraud l’a dit: l’administration pénitentiaire, convaincue que le sport est un adjuvant parfait pour la rééducation, est en pleine évolution à ce sujet. Dans un an, on inaugurera des stades jouxte les prisons…

— Mon vieux, vous savez la sympathie que m’inspirent les condamnés de tout poil. Je ne suis pas sûr qu’il soit très moral d’escamoter le cas de conscience que pose le phénomène concentrationnaire en déclarant : « Pendant qu’ils pédalent, ils nous fichent la paix… » Le sport n’est pas l’opium des peuples.

— Il ne s’agit pas de cela, mais d’un dérivatif pour le corps autant que l’esprit. Et M. Gayraud lui-même a constaté qu’il n’y a pas de sports contre-indiqués pour les détenus ».

— Dans ces conditions, je m’incline et vous donne rendez-vous dans un an.

— Où ça ?

— Au pied de la lettre. Vous avez raison : le sport c’est la Santé…

    On doit aussi à Blondin quelques belles reprises, l’une apportée aux assertions darwiniennes : « L’homme descend du songe ». La deuxième est une excuse parfaite pour les retards aux dîners mondains : « Pardon, je n’ai pas trouvé un seul bistro fermé. » Pour en savoir plus sur Antoine Blondin, loin de l’alcoolisme, lisez Antoine Blondin, la Légende du Tour aux éditions du Rocher.

« Erratum :

D’Antoine Blondin, cette légère correction apportée aux assertions darwiniennes : « L’homme descend du songe. »

S.T, Géographie de l’instant


Gisèle Freund. Pierre Reverdy. Saint-Jean-Cap-Ferrat. 1953

Reverdy: écrire le sport comme un village du Sud.

    J’ai commencé ma lecture des écrits de Pierre Reverdy (1889-1960) avec ses études poétiques qui sont majeures dans la critique poétique moderne. Très vite, quittant la critique littéraire ou artistique, d’ailleurs très appréciée par des peintres comme Georges Braque, j’ai découvert sa voix poétique. Je l’ai d’emblée aimé, d’abord par son écho avec mes lectures de la poésie de Bonnefoy, puis pour son caractère unique de jeu de rythmes et de lumières teintés de cyclisme. Il n’est pas étonnant chez ce poète souvent présenté comme Cubiste d’être inspiré (littéralement) par ses aventures à vélo car le couple homme/machine est fascinant chez de nombreux contemporains comme le dadaïste Tsara.

 Marche

Un coup d’aile brutal passe dans les allées

Le vent plus dur que l’angle me soulève

Une ivresse circule de la nuque au talon déchaussé

Vers le monde nouveau

Au virage dressé sur le même trottoir

La perspective est mince au paysage du soir

Sur le quai de marbre plus vaste

Sous la lampe

Ou une autre clarté

Le développement est de plus en plus lent

L’allure de la bicyclette

Des engrenages en retard

Pour moudre le temps qui s’arrête

Dans le pan de lumière ou d’étoffe étalée

Au bout de la ruelle

Poussent les pas comptés

Le chapeau noir trop lourd

Et la figure humaine

Le long du mur sans fin

Aux chaînons de la chaîne.

Extrait de Sources du vent

    Cet extrait me plaît particulièrement et si les lectures de Reverdy sont nombreuses sur le vélo, je partage celle-ci car j’aime m’en souvenir en passant dans les Pierres Dorées à bicyclette, là où les pentes sont impardonnables et les jeux entre les murs de pierre et les ruelles me fascinent. « Des engrenages en retard / Pour moudre le temps qui s’arrête » traduit aussi à mon sens la distorsion temporelle qui se produit dans l’effort ou le temps semble à mesure des chaînons de la chaîne. Derrière une poésie tragique s’observent à mon goût les routes de l’été méditerranéen, avec un côté parfois Racinien de l’errance dans Césarée. De ce Reverdy j’aime aussi la Campagne comme un transport dans une vieille église romane, je vous en fait parvenir un extrait en vous invitant à poursuivre des lectures personnelles de votre côté.

 

Le champ s’incline à la lumière

Au bas du ciel bleu plus serein

La route court sous la poussière

Mais le soleil n’y est pour rien

(…)

Le jour s’est écrasé derrière la maison

Il n’y a plus qu’un trou sous la lampe

Les soucis écartés et même notre espoir

Qui descend plus vite la rampe

Quand la fenêtre allume un feu neuf dans le soir.

Extrait de Campagne


Julien Gracq : le lecteur comme un stayer

PARIS : Goncourt Prize 1951

            On se souvient sans doute du Gracq qui refuse le prix Goncourt, mais peut-être que d’autres se l’imagineront comme celui qui tenait son journal sous le feu des bombes en 1940. « Gracq tient son journal. Il écrit partout, sur le bord des fossés, à l’abri des granges. L’éditeur, José Corti, a reproduit les fac-similés de son cahier. Pas de ratures, lignes nerveuses, graphie limpide, premier jet impeccable. Dans ces Écrits de guerre, Gracq se demande comment on peut réussir à s’entretuer par un temps si agréable, dans une lumière si douce. Heures délicieuses, le nez dans l’herbe. Se préfigure le thème gracquien de l’attente face à une géographie incarnée et vaguement menaçante : l’atmosphère languide du Balcon en Forêt. » (In Géographie de l’instant, Sylvain Tesson). De ce Gracq on obtient des pages magnifiques dans le Rivage des Syrtes, de la critique limpide dans La littérature à l’estomac. En voici un extrait qui fait écho au cyclisme et qui plaira sans doute à mes camarades de prépa qui planchent cette année sur le thème de la lecture.

G. Barandat, M. Klieme

Le lecteur est un stayer

À partir du moment où il existe un public littéraire (c’est-à-dire depuis qu’il y a une littérature) le lecteur, placé en face d’une variété d’écrivains et d’œuvres, y réagit de deux manières: par un goût et par une opinion. Placé en tête-à-tête avec un texte, le même déclic intérieur qui joue en nous, sans règle et sans raisons, à la rencontre d’un être va se produire en lui: il « aime » ou il « n’aime pas », il est, ou il n’est pas, à son affaire, il éprouve, ou n’éprouve pas, au fil des pages ce sentiment de légèreté, de liberté délestée et pourtant happée à mesure, qu’on pourrait comparer à la sensation du stayeraspiré dans le remous de son entraîneur ; et en effet dans le cas d’une conjonction heureuse on peut dire que le lecteur colle à l’œuvre, vient combler de seconde en seconde la capacité exacte du moule d’air creusé par sa rapidité vorace, forme avec elle au vent égal des pages tournées ce bloc de vitesse huilée et sans défaillance dont le souvenir, lorsque la dernière page est venue brutalement « couper les gaz », nous laisse étourdis, un peu vacillants sur notre lancée, comme en proie à un début de nausée et à cette sensation si particulière des « jambes de coton ». Quiconque a lu un livre de cette manière y tient par un lien fort, une sorte d’adhérence, et quelque chose comme le vague sentiment d’avoir été miraculé : au cours d’une conversation chacun saura reconnaître chez l’autre, ne fût-ce qu’à une inflexion de voix particulière, ce sentiment lorsqu’il s’exprime, avec parfois les mêmes détours et la même pudeur que l’amour : si une certaine résonance se rencontre, on dirait que se touchent deux fils électrisés. C’est ce sentiment, et lui seul, qui transforme le lecteur en prosélyte fanatique, n’ayant de cesse (et c’est peut-être le sentiment le plus désintéressé qui soit) qu’il n’ait fait partager à la ronde son émoi singulier ; nous connaissons tous ces livres qui nous brûlent les mains et qu’on sème comme par enchantement – nous les avons rachetés une demi-douzaine de fois, toujours contents de ne point les voir revenir. Cinquante lecteurs de ce genre, sans cesse vibrionnant à la ronde, sont autant de porteurs de virus filtrants qui suffisent à contaminer un vaste public : il n’y faut que quelques dizaines d’années, parfois un peu plus, souvent beaucoup moins : la gloire de Mallarmé, comme on sait, n’a pas eu d’autre véhicule – cinquante lecteurs qui se seraient fait tuer pour lui.

Gracq, La Littérature à l’estomac (Corti, 1950, p. 19-21, Gallimard, Pléiade, 1, 1989, p. 525-526)

   Ici Gracq traduit la passion du lecteur d’une manière métaphorique très appréciable à ce projet. Le lecteur, dans une forme d’absorption exclusive est aspiré par la lecture comme le cycliste l’est quand il prend l’aspiration de la moto qui l’entraîne dans les épreuves de stayer.

     Ce que nous pourrions en dire brièvement, c’est que le lecteur est comparable au stayer, à un cycliste en peloton qui entraîne dans les relais et qui est entraîné dans le train de l’aspiration. Lui-même, par son expérience de l’œuvre et son admiration, multiplie l’entraînement des autres lecteurs à lire ce texte. En somme, il est le cycliste qui a lu et le motard qui donne à lire en transmettant l’admiration du livre lu, ou bien en multipliant les offrandes du livre en question.  Le lecteur est le garant d’une énergie, celle avec laquelle il motive les autres à lire, ou parfois, (certains diront en vain mais je ne cède pas à ce fatalisme) il s’époumone à l’effort de motiver les autres.


    Après cette belle métaphore, je reste toutefois sur ma faim. Ce qui est délicat lorsqu’on dresse une anthologie à bicyclette, c’est qu’il est aisé de s’égarer dans un relativisme : d’une part, en agrégeant cet outil des thèmes connexes (la nature, l’art, l’effort, la nuit, l’exploration, la souffrance, le couple homme/machine, l’environnement), jusqu’à travestir toute la littérature dans ce qu’elle nous offre à percevoir sur la vie et le sport ; et d’autre part l’inverse aussi serait une erreur. En cantonnant les écrits sur le cyclisme à ce qu’ils ne sont pas : une élite, une mythologie des héros que seuls comprennent ceux qui maîtrisent le vocabulaire et les monuments des cyclistes, on fait l’erreur inverse de limiter un mode de vie que nous devrions partager toutes vannes ouvertes.

     Lorsque l’on me demande « Quels sont les textes que tu préfères par rapport au vélo ? » je suis tenté de répondre vainement par de nombreux textes qui n’ont à première vue pas de bicyclette du tout dans leurs pages : Illuminations (Rimbaud),  Voyages avec un âne dans les Cévennes (Stevenson), Le vagabond des étoiles (London), Dans les Forêts de Sibérie (Tesson), Voyage en Italie (Giono), La carte et le territoire (Houellebecq), Errance (Depardon) et tant d’autres dont ce blog transpire la variété. De fait, on se rend vite compte que le vélo n’est qu’un prétexte (littéraire ou sportif) à l’évasion et à l’apprentissage. J’espère en ce sens que l’inverse est aussi vrai :  les non-cyclistes apprécieront peut-être d’enrichir leurs bibliothèques de pages cyclistes ? Le lecteur, finalement, s’incline devant ces bolides de rouages et de mots qui, bien qu’ils puissent parler avec des approches très différentes, nous instruisent toujours sur notre besoin d’agir.

Je vous invite à suivre la page Facebook si ce n’est déjà fait pour être tenu au courant des prochains articles et vous dit à la semaine prochaine,

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