Il en faut peu pour être heureux

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Alors que je pédale en autonomie à travers toute la France, je me suis rendu compte que je n’avais pas partagé la liste du matériel que j’emportais avec moi. Voici tout ce dont j’ai besoin – vous allez voir, il n’y a pas tant de choses que ça…

Pour les courses comme pour les voyages, je prends le même matériel à une nuance près: quand le but est de rouler vite ou bien que les itinéraires passent par chez des amis,  je ne prends pas de duvet.

ÉTÉ:

  • Une paire de chaussures Bont Riot. Semelle carbone thermo-formée.
  • Deux paires de chaussettes (une sur moi, une dans la sacoche).
  • Deux cuissards (idem, un sur moi et l’autre rangé). Beaucoup d’ultracyclistes n’en prennent qu’un, mais pour des raisons d’hygiène en été, ça fait un bien fou de mettre une peau de chamois propre. En plus, deux cuissards de deux marques différentes portés alternativement permettent d’éviter les irritations, et si on en craque un on ne rentre pas tout nu!
  • Des jambières / brassières. J’utilise un modèle respirant en fibre de bambou., vendu par Planet X.
  • Coupe-vent imperméable et compact: j’utilise pour ça le modèle Ekoi.
  • un jersey classique manches courtes.
  • un tour de cou en polaire.
  • un gilet orange réfléchissant L2S, absolument formidable et qui m’a j’en suis sûr déjà sauvé la vie. Je l’utilise de nuit et quand la visibilité est faible.  Dès que le temps s’assombrit ce gilet vaut toutes les lumières du monde. Ça et mes lampes Supernova à dynamo, je suis le prince de la route par tous les temps.
  • Une lampe frontale pour lire les cartes (et des cartes Michelin). Elle me permet aussi de remplacer un phare cassé si jamais car elle dispose d’un mode blanc et d’un mode rouge. J’utilise la BlackDiamond IoN. Avec un double de piles AAA, je prends aussi  une batterie externe 2500 mAh. Deux raisons: la première c’est que je la charge la journée sur la dynamo, ce qui me permet de charger mon téléphone avec un courant continu. La deuxième c’est parce qu’on sait jamais, au cas où la dynamo tombait en rade. Ça ne m’est jamais arrivé mais Alexandre Bourgeonnier qui a fait second de la Transcontinental Race a prouvé cette année encore que ça pouvait arriver.
  • Un téléphone avec des écouteurs étanches pour les coups de mou, dans lesquels j’utilise Radio Classique ou bien je passe des appels en roulant. Un Garmin parce que… Bah c’est mon compteur, GPS, capteur de cadence, d’altitude, de puissance… Merci Altermove Lyon pour ce bijou! Selon les téléphones que j’ai je prends aussi très souvent un micro appareil photo étanche, histoire de faire vivre ce blog d’images attrayantes!
  • Un adaptateur secteur et deux cables: l’un pour charger le téléphone et la batterie, l’autre pour le GPS.
  • Un petit porte-carte: une carte bancaire, une carte vitale (ou carte d’assurance maladie européenne si vous sortez du territoire).
  • Des ziplocks (sachets congélation “zippés”). C’est incroyable tout ce qui a besoin d’être mis là-dedans: électroniques, alimentaire, tenues à garder au sec.. J’en ai toujours deux trois, ainsi qu’un sac poubelle de 7 litres pour la sacoche arrière. En pratique, je peux m’en passer. Même dans les trips les plus pluvieux les sacoches n’ont pas pris l’eau. C’est simplement une sécurité pour rouler sans y penser.
  • Une paire de mitaines Santini avec des inserts Gel.
  • Deux paires de lunettes l’une solaire et la deuxième transparente, selon les conditions de visibilité et pour la nuit.
  • Mon casque ABUS de l’équipe pro Argon Bora 18. Ce casque est un bijou, je ne dis pas ça que parce que c’est un sponsor mais je pense sincèrement après avoir roulé avec Cratoni, des modèles haut de gamme Décathlon, et un Bell, qu’il est parfait pour la longue distance. Les lunettes rentrent à l’envers. Il pèse moins de 230 grammes, très ajustable, très aéro, très respirant et aéré (même les lanières sont anti-transpirantes et aérées…) Un bonheur! Si à l’avenir je ne remet pas la main dessus par le biais d’un sponsorship ou de Co-Factory, ça ne fait rien je le rachèterai!
  • Niveau réparation: trois leviers de pneu en plastique, du scotch d’électricien, des cales Time Attac de rechange, une paire de patin de freins, deux cables: l’un de dérailleur, l’autre de frein. Un paquet de mouchoir. Quelques rislans. Deux chambres air et un kit de rustine autocollantes, une bonne mini-pompe BBB haute pression. Un multi-tool. Quelques maillons de chaîne 11 vitesses.
  • Niveau pharmacie: pansements, compresses, ultra-levure, aspirine.
  • Les liquides: deux bidons d’eau 750 ml avec une tétine large pour boire plus vite, de l’huile pour lubrifier la chaîne dans un tout petit récipient. J’en mets régulièrement (tous les 400 kilomètres peut-être) en passant un bon coup de chiffon sur la transmission et les galets de dérailleurs. Des pastilles pour les bidons d’eau. Un stick à lèvres. De la crème solaire. De la crème anti-irritation. Un dentifrice et une brosse à dent pliable.

Ce que je rajoute pour les voyages l’hiver (ou ceux avec beaucoup de portions de montagne):

  • Un duvet de 300 grammes.
  • Une couverture de survie. Croyez moi, ça sert tout le temps et ça ne pèse rien.
  • Couvre-chaussures
  • Cuissard long ( à la place des deux cuissards de l’été, je n’en prends qu’un car on transpire moins).
  • sous-base Merinos.
  • Bonnet qui descend un peu sur les oreilles et dans le cou.

24702861679_a7ba2cb5f0_kVoilà ce qu’on peut bikepacker pour être paré en toutes circonstances à travers la France (ou l’Europe).
J’avais fait cette liste il y a quelques mois, en partance pour le Nord de la France, mais elle est d’autant plus vraie que je me fie à elle à nouveau pour les trips à venir.
Au niveau des sacoches:
– un boudin de 5L sous les prolongateurs avec le duvet ou à manger quand je ne le prends pas.
– une superbe sacoche de top tube avec de quoi réparer (merci Hapo G) et des barres, ainsi qu’un convertisseur pour recharger en USB mon téléphone depuis le moyeu dynamo.
– la sacoche arrière avec tout ce qui est textile. Elle a été faite par l’artisan polonais Maciek sur Bikepack.pl  (ou de temps en temps j’utilise une de la marque KTM, mais elle est de moins bonne qualité).
– les poches du jersey avec le téléphone ainsi que de quoi manger en cas de coup dur. Je mange dans ces cas là des pâtes de fruits, petits Lu’… Tout ce qui peut m’aider et qu’y rentre dedans sans peser sur le dos.

Je mange beaucoup et surtout régulièrement pour essayer de palier l’effort qui brûle tellement de carburant. J’essaie de m’organiser pour avoir toujours un peu d’avance, mais même comme ça… Il y a beaucoup de nuits ou de dimanches qui n’ont pas d’autres issues possible qu’un Fast Food pas cher, calorique, et ouvert nuit et jour toute la semaine.

Deux derniers conseils primordiaux: ne partez jamais avec du matériel que vous n’avez pas testé, et n’oubliez pas de partir léger! Je suis déjà très chargé, mais c’est parce que je privilégie le confort à l’obsession du poids… Il faut trouver votre juste milieu. J’espère que cette liste vous servira. À bientôt sur les routes.

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5 thoughts on “Il en faut peu pour être heureux

  1. Bonjour.
    Bravo pour votre blog. Vous mentionnez des pastilles dans vos bidons. De quoi parlez-vous.
    Cordialement.
    Stephane H.
    ( french divide 2016)

    1. Bonjour Stéphane,
      avant tout je tenais à vous souhaiter une belle préparation. La French Divide est une course qui s’annonce magnifique, malheureusement pour moi je ne fais pas de VTT, mais je suis sûr que vous allez vivre une belle expérience.

      Pour les pastilles, je parle ici d’un support minéral qui est effervescent. On dépose la pastille d’Électrolytes au fond d’un bidon avant de le remplir et celle-ci favorise l’hydratation et l’effort musculaire. La pastille (ou la poudre) contient un complément ionique et l’ensemble des minéraux nécessaires à l’effort. L’eau prends un gout “spécial” un peu comme de la Contrex à la fraise ou au citron, mais vous avez moins de crampes et vous buvez moins pour la même hydratation.
      Isostar, Powerbar… Beaucoup de marques en vendent. Je ne les connais pas toutes. Privilégiez les pastilles aux poudres, vous pouvez ainsi les emporter avec vous!
      Je ferai sans doute un article sur l’hydratation et la nutrition bientôt, j’ai eu de nombreuses demande par mail et au cours de mes sorties.
      En espérant vous avoir répondu…
      UVPDM

  2. Bonjour,

    Je m’intéresse de plus en plus au bikepacking léger et j’ai une petite question technique concernant le couchage, je vois que tu prends un duvet (juste l’hiver ?) mais pas de matelas, dans quelles conditions dors-tu ?
    Merci !

    Benoit

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