Panem et circenses / L’énergie en barre

Le choix de faire 1000 kilomètres à vélo en moins de 96 heures est audacieux. Sans préparation, il est suicidaire. Puisque selon Napoléon, “une armée marche sur son estomac”, voici ma recette pour recharger le corps de calories efficaces à l’aide de barres faites maison à ajouter à votre musette.

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Mon gros défaut sur la distance, mais aussi celui de la majorité des personnes qui se mettent au cyclisme intensif, réside dans la gestion de l’alimentation. Il faut comprendre que pendant une journée de vélo, dans laquelle on pédale entre 170 et 400 kilomètres, on peut brûler jusqu’à 8 000 calories et boire jusqu’à 10 litres d’eau sans que ce ne soit si choquant que ça. Il faut donc manger 4 fois ce que la plupart des gens lisant cet article devraient manger aujourd’hui. Problème: les courses qui m’attirent sont des courses “sans assistance” autrement dit en autonomie complète et il faut donc prévoir des ravitaillements soi-même pour pallier au manque de nourriture sur le parcours. Le dimanche après-midi, la nuit, dans des endroits isolés: il n’y a rien a manger. Dans mes entraînements j’ai trop souvent fait l’expérience douloureuse d’une grosse hypoglycémie qui embrouille tout les repères mentaux et épuise inutilement un corps bien plus fort s’il est nourri.

Voici une recette simple qui vous évite les pauvres barres que vous allez payer trop cher dans les commerces, dans lesquelles en fait il n’y a rien de bon pour votre corps. Cette recette que je vous propose, je l’utilise depuis des mois et elle est extrêmement nourrissante, les barres sont plus saines et se conservent quelques jours et surtout elles font travailler le corps avec de la nourriture consistante et pas simplement des pastilles dans de l’eau. Les intérêts nutritifs de ces barres sont dans les carbohydrates, chers à la pratiques du cyclisme, mais aussi dans sa forte teneur et sucrée et oléagineuse. Il y a bien d’autres recettes sur internet mais je joue les blogueuse mode aujourd’hui et je vous propose ma favorite qui nous viens de Global Cycling Network.

INGRÉDIENTS POUR FABRIQUER LA BASE

Flocons d’avoine gros grains (250gr)

Huile de Tournesol (120 mL)

Sucre roux / de canne / vergeoise / ou autre sucre non raffiné (200gr)

Miel liquide (3/4 cuiller à soupe)

Beurre de cacahuète / Pâte d’arachide,  (2 cuiller à soupe)

Extrait de vanille (quelques gouttes, ou bien un peu de sucre vanillé)

À cela vous pouvez ajouter des petits extras qui sont toujours nécessaires.

Dates séchées (25gr)

Raisins secs (50gr)

(OPTIONNEL) Figues ou autres fruits sechés en complémente des amandes  (25gr)

(OPTIONNEL) Graines de Sésame (25gr)

(OPTIONNEL) Amandes émiettées (25gr)

Pour la préparation, rien de plus simple. Mettez une casserole à feu doux contenant la base en y versant l’avoine que très progressivement. Il faut bien laisser le beurre de cacahuète et le miel s’imprégner dedans. Quand la base et collante et que l’avoine est un peu coloré, versez les extras en mélangeant.

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Dès que l’ensemble est bien lié (rajoutez du miel ou du beurre de cacahuète si nécessaire) et que l’avoine est mou, coupez le feu, et versez le contenu de la casserole dans un plat carré d’environ 20cm de large et 4cm de haut.Tassez bien au avec une fourchette pour que la mixture soit très compacte dans le récipient. Puis mettez le tout dans un plat à brownie au four, sur papier sulfurisé. Le temps de cuisson est de 10-15 minutes selon la couleur de la pâte. Elle doit être encore molle dans le four, mais dorée.

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Sortez tout du four, laissez refroidir dans le plat carré 30 à 40 minutes. Ensuite coupez les barres et emballez les dans des papiers d’aluminium numérotés pour vous repérer pendant l’effort sur le nombre de barres qu’il vous reste en fonction du nombre d’heures écoulées. Par exemple je mange une barre toute les deux heures, je sais donc combien d’heures de ravitos il me reste… C’est un moyen d’anticiper le stade contre-productif et désagréable de ton corps qui n’a plus de force sur un vélo qui te torture dans un déluge qui t’épuise.

Une fois que t’as plus de barres, que t’as plus rien à manger et que ni pom’potes ni coca ni salade de thon et pâtes ne traînent dans tes sacoches, que c’est dimanche soir et qu’une nuit de 200 kilomètres s’annonce sans rien à manger, bravo, t’es un ultracycliste!

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4 thoughts on “Panem et circenses / L’énergie en barre

  1. Numéroter les barres.
    Ok mais dans ce cas là ça veut dire qu’il faut passer en revu tes “10” barres pour être sur de prendre la n°10 et pas la 5 ? C’est déjà pas assez chiant de choper une barre dans sa sacoche en roulant.

    200km (de nuit) sans manger, tu es pas un ultracycliste, tu es un imbécile…

    1. En pratique toute mes barres sont pas stockées au même endroit. Je les sors de la sacoche 3 par 3 et je trouve ça assez pratique. Ça me donne de quoi manger et ça m’aide beaucoup. Ce n’est que personnel !

      Quand au scénario catastrophe, il m’est déjà arrivé. 200 kilomètres de nuit ou pas, j’aime mieux l’éviter pour la prochaine fois.

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